Formations sanitaires et sociales : des enjeux majeurs

17 April 2014 7 h 44 min

Parmi les délibérations importantes adoptées en assemblée plénière le jeudi 17 avril :

Le schéma régional d’organisation des formations sanitaires et sociales pour 2014-2017, qui vise à répondre aux nouveaux enjeux auxquels notre société est confrontée :  vieillissement de la population, développement des déserts médicaux et renforcement de la qualification des professionnels de la santé et de l’action sociale. L’objectif de la Région, en tant qu’autorité organisatrice des formations sanitaires et sociales, est d’anticiper les besoins en professionnels qualifiés par métiers et par territoire.

Cette nouvelle politique entend également encourager la mixité hommes-femmes dans ces professions et lutter contre la précarisation des conditions de vie des 20 000 apprenants de la région inscrits dans ces filières : accès à la santé, au logement, à la culture et au sport.

–           Les secteurs de la santé et de l’action sociale représentent 13% de l’emploi  régional. La Région consacre chaque année un budget d’investissements de 104 millions d’euros en faveur de ces métiers : 20 millions sous forme de bourses directement versés aux élèves, aux apprentis, aux demandeurs d’emploi et aux étudiants, 84 millions versés aux écoles et aux instituts pour leur fonctionnement et la rénovation ou la reconstruction de leurs bâtiments.

Chaque année la Région contribue ainsi à former 21 000 professionnels qualifiés qui, pour 90% d’entre eux, occupent un emploi correspondant à leur formation 6 mois après l’obtention de leur diplôme, avec un taux d’insertion professionnelle très important et même

supérieur a celui que nous connaissons pour les ingénieurs de notre pays.

Ce secteur va devoir s’adapter pour répondre à ces nouveaux enjeux :  l’enjeu territorial de la proximité des formations, notamment pour les métiers de services à la personne qui sont, par essence, non délocalisables.

L enjeu de la natalité et de la petite enfance :

Avec  un taux de natalité de 13,4% par an, la région Rhône- Alpes est une région féconde, d’où la nécessité de former du personnel dédié à la natalité et la petite enfance, des métiers en tension, dont certains ne peuvent être pourvus sur certains territoires.

Les  enjeux du vieillissement et de la dépendance :

A l’horizon 2040, les 65 ans et plus représenteront un quart des Rhônalpins. Il faut donc la aussi anticiper les besoins en personnel qualifié.

La Région souhaite agir en matière d’orientation pour promouvoir les métiers du vieillissement et de la dépendance dans lesquels on observe une baisse de candidats au concours et revaloriser l’image de ce secteur qui souffre d’un déficit d’attractivité.

Il s’agit aussi de permettre aux professionnels de se former tout au long de la vie pour évoluer, changer de secteur, faire fructifier leurs expériences.

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